Albert-Ernest Carrier-Belleuse, L'enlèvement d'Hippodamie.

Albert-Ernest Carrier-Belleuse, L'enlèvement d'Hippodamie.

bronze patiné, marbre serpentine vert.
Date 
circa 1870.
Dimensions
Bronze seul : hauteur : 66 cm, largeur : 50 cm, profondeur : 26 cm. Colonne : hauteur : 120 cm. Hauteur totale de la composition : 180 cm.
Collection
Art Nouveau Objets Rares
État 
très bon (quelques très légers manques sur la colonne).
Numéro d'inventaire
316
Prix 
28000
 

Exceptionnel bronze à patine d'origine, verte nuancée (légère érosion sur l'arrière du cheval), qui permet de conserver l'authenticité de l'oeuvre. Sur sa colonne en marbre vert. Réalisé du vivant de l’artiste vers 1875.
Signé et titré « l’enlèvement » dans un cartouche.

Cette scène est inspirée d’un passage des métamorphoses d’Ovide, au cours duquel le centaure Eurityon essaie en vain d’enlever Hippodamie, la jeune épouse du Roi des Lapiths, peuple pacifique de Thessalie. Elle avait été auparavant reprise par des peintres renommés comme Rubens.

Cette sculpture est documentée pour la première fois en 1871 à travers sa version en terre cuite.

Auguste Rodin entré en 1864 dans l’atelier de Carrier Belleuse, comme praticien jusqu’en 1871.

June Hargrove, a démontré que le corps du centaure qui ondule avec une musculature audacieuse est caractéristique des modèles de Rodin, émet l’idée que L’enlèvement d’Hippodamie de Carrier-Belleuse ait pu être en partie modelé par Auguste Rodin.

En effet, de 1864 à 1871, Rodin travaillait dans l’atelier de Carrier- Belleuse à Bruxelles et ce modèle aurait été conçu à la fin de son séjour en Belgique. Effectivement dans le contraste entre la volupté du corps féminin dénudé et la dureté des traits du centaure, on peut distinguer les deux approches des sculpteurs, le romantisme de Carrier-Belleuse, et la force brute de Rodin. Le traitement anatomique du personnage principal est à rapprocher des hommes meurtris du Vase des Titans. Ce bronze fait partie des collections de la National Gallery à Washington où il est présenté avec une possible participation d’Auguste Rodin, alors élève de Carrier-Belleuse. 

 

La colonne de marbre vert portant ce bronze accentue la puissance de ce corps à corps et la violence de l’élan qui emporte ce groupe, le centaure Pyloüs se cabrant avec fougue pour enlever Hippodamie, qui lui résiste, cette sculpture illustrant un épisode tiré d’Ovide.

Bibliographie :

  • June Hargrove, The Life and Work of Albert Carrier-Belleuse, New York and London,1977, pp. 257-8, illustrated pl. 244
  • P. Fusco and H. Janson, The Romantics to Rodin, exh. cat., Los Angeles County Museum of Art, 1980, pp. 164-6, no. 50
  • Carrier-Belleuse, Le Maître de Rodin, exh. cat., Grand Palais de Compiègne, May 22-27, 2014, illustrated fig. 27.
  • Dans le catalogue Des Romantiques à Rodin de Fusco et Janson, publié en 1980 par le Los Angeles county museum of art.

 

 

Musées présentant (entre autres) des œuvres d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse :

  • Paris, Musée d’Orsay
  • Paris, Musée Delacroix
  • Versailles, Château et Trianon
  • Roubaix, La Piscine Musée des Arts et de l’Industrie
  • Dijon, Musée Magnien

 

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